17 juin 2009

17.06 [OU EST KEAUVAL?]



Me revoilà, après un mois sans nouvelle. C'est long en effet un mois, mais ça passe très vite, surtout lorsqu'on se rend tous les jours de la semaine au travail. Il ne me reste plus que le week end pour sortir et visiter la ville, et des fois je sors le soir en semaine.
Mais pour quoi faire? Qu'ai-je vu?
Désolé si je n'ai pas informé tout le monde de tous mes déplacements, mais tout n'était pas très utile. J'ai rencontré des personnes, des argentins, des français qui vivent ici. Je ne me considère plus comme touriste, me rends à des soirées plutôt destinées aux gens d'ici. Ici l'hiver n'arrète pas la fête. Les gens sortent le soir tard... très tard. Mais heureusement l'hiver n'est pas si froid : jamais en dessous de 10° et la journée on a souvent un beau ciel dégagé. Seulement le soleil se couche vite, et à dix-huit heures c'est l'obscurité. Dans les coins sombres, les rues pas très sûres, on évite de marcher où d'attendre son bus. Je préfère faire comme tout le monde ici, prendre le taxi pour des petites sommes.
Et puis la nuit, il y a toujours les kiosco ouverts 24/24 où on peut acheter à peu près n'importe quoi (voir photo).

15 mai 2009

14 mai 2009, 19h [DÉPART]


17h, seul à l'aéroport de Roissy, c'est le début de l'attente. Attente pour le check-in, attente pour l'embarquement... on fait passer le temps avec une paire d'écouteurs achetée en duty free. Bercé par ma musique, je passe ainsi et évite les bruits en tout genre.
19h30, ça y est, je suis dans l'avion. Mais c'est le début d'un long parcours. Trente minute après le décollage, c'est un premier attérissage au gigantissime aéroport de Londres. L'adjéctif n'est pas superlatif. Il faut cavaler jusqu'à une navette qui m'emmène au terminus "B". Quel ne fut pas mon étonnement quand je lis sur l'ecran du terminal B39 "Buenos Aires via Sao Paulo". Je pensais n'avoir pour seule escale celle de Londres, en fait j'en aurai deux. Mais c'est logique, à ce prix...
Néanmoins tous les vols se font par British Airways : le personnel est aimable, les repas ne sont pas tout à fait médiocres... bref, on ne se plaint pas !
À Londres, comme à Paris, il faut se présenter, passer ses affaires au Rayon X sous les yeux vigilant d'une police pas pas toujours aimable...


15 mai 2009, 9h [ARRIVÉE]

La palme de la bêtise est néanmoins décernée aux vérifications Argentine : après avoir rempli de la paperasse sur "mes maladies et maux en tout genre depuis mes 10 derniers jours" je passe une espèce de vérificateur de maladie sous l'oeil attentif de douaniers qui portent des masques : ambiance peu rassurante. Pour ceux qui l'auraient oublié, la grippe porcine (h1n1) fait buzz dans toute l'amérique latine.
Tout cela étant passé, je parviens tout de même à récupérer mes valises non sans mal : ici on ne se leurre pas, personne ne parle anglais et je n'ai que des restes lamentables d'espagnol... mais j'y reviendrai. Donc, je récupère mes valises, on me fait un jolie tampon sur le passeport et là je retrouve Juan manuel, mon hôte qui tient une feuille A4 avec mon nom. Il m'emmène de l'aeroport jusqu'à sa maison qu'il tient avec sa femme Marta. C'est grâce au trajet en voiture avec lui que je me rends compte de l'immensité de la ville ainsi que d'une évidence : je n'arrive pas à tenir deux phrases sensées avec lui, un vrai dialogue de sourd !
Le long trajet s'achève dans la rue Voltaire, qui ressemble plus à une impasse perdue entre d'immenses rues de type "blocks New-Yorkais". J'y loue une petite chambre équipée d'internet, d'un lit, d'une table et de prises. L'isolement de cette rue explique pourquoi je mettrai une bonne heure à retrouver l'habitation plus tard...

15 mai 2009, 14h [VISITE DE LA VILLE]

Carte de la ville, carte bleue, téléphone en poche et c'est parti ! Je me lance dans la ville ce premier après-midi avec en tête plusieurs objectifs : m'acheter une carte sim prépayée type mobicarte, trouver la BNP Paribas près de la Plazza Italia, et manger. En sortant de l'appart, je me perds déjà, et n'arrive pas à trouver mon chemin à cause de mon espagnol daubique. Alors on fait comme dit le guide : les taxis seraient pas chers et très employés à condition de faire attention aux "faux taxis kidnappers". J'en prends un et c'est vrai c'est rapide et sympa, malgrè l'intérieur très ghetto façon taxi cambrousse. Arrivée à destination, le taxi me demande 10 pesos (qui s'écrivent 10$, attention à la confusion). Bien sûr j'ai pas un rond, donc ce dernier patiente 15min devant la banque. J'apprends alors que 10"$" équivalent à 2€. Deux euros pour traverser l'équivalent d'un tiers de Paris c'est raisonnable en effet. Dans ce quartier très "touristique" on se croirait à un mixe des champs élysées et des puces de montreuil. M'enfin bon c'est sympa, j'arrive à me trouver une mobicarte à 25$. Le ventre creus, et par peur d'affronter la viande argentine dès le premier jour (laughts) je préfère choisir de déjeuner dans une "valeure sûre" : le burger king ! Le constat est affligeant : ici on trouve toutes les multinationales ce que l'on connaît tel que le MacDo, et même Carrefour. C'est du propre...
Je décide de digérer dans le "Jardin Botanica". Situé en plein milieu de la ville, ce jardin n'est pas un cas à part : il y a apparemment beaucoup de ces très grands parcs. Le jardin botanique est envahi par les chats, du jamais vu ! Juan Manuel m'expliquera dans la soirée que les gens les abandonnent ici. Triste? Non c'est très agréable de faire une sieste au soleil d'hiver accompagné d'un petit mathou plein de puces !
Allez, je suis reparti pour la BNP, histoire d'avoir des renseignements et de pouvoir retirer sans franis bancaires. À 15h30, les guichets sont déjà fermés. J'insiste et un monsieur vient à ma rencontre et me fait comprendre avec des gestes et des cris que je dois tout de même payer 1€ de commission. Raté ! Retour à la case départ à pied. Les rues sont longues, larges et polluées ici. Pas étonnant vu les spécimens motorisés que l'on peut observer : des vieilles renauts bonnes pour la casse dont le toussement gris fait écho à la couleur de certaines tours. Ce n'est pas ici un constat affligent, pour l'instant j'aime cette ville mais ne saurais dire pourquoi.

15 mai 2009, 19h [RETOUR À LA MAISON]

Je retourne dans mon quartier, Palermo Hollywood (qui n'a d'Hollywood que le nom en effet pas de stars de cinéma ici) qui n'est desservi par aucun métro, je galère donc pour retrouver cette rue Voltaire dont ni l'emplacement ni la référence culturelle n'évoque quoi que ce soit aux habitant du coin. Pas étonnant quand on sait qu'autour, toutes les rues possèdent des noms aux sonorités bien plus latines tel que "Urugay", "Guatemala", "Nicaragua" (sisi!). Là Juan Emanuel et Marta me font le check-in, moment douloureux car il faut parler de sous et ne pas se tromper, tout en gardant le sourrire parce qu'on comprend une phrase sur deux. Mais bon quand la note tombe il n'y a pas de fourchage de langue, c'est mathématique. Bref, pas de surprises, ils sont honnète et adorables ! Je vous parlerai plus tard de leur chien, il est temps pour moi de me reposer et d'assimiler le vocabulaire de cette interminable journée... j'ai rendez-vous dans une heure autour d'un verre avec mes deux collègue de travail : Chris et Nacho. Vous ne vous rappelez pas? Je ne suis pas venu ici en touriste, j'ai quand même un stage de six semaines à faire ! Il commence lundi à 11 heures...

15 mai 2009 21h [DINNER]

Bon, alors que je tappais gentilement des mails dans ma chambre, ça sonne en bas, ça se chahute... c'est en fait les gens avec qui je travaille qui viennent me chercher. Ceux sont deux jeunes homme Nacho y Chris qui ont environ 26 ans, et Nacho était accompagné de sa petite amie. On avait tous un peu faim, donc ils décident de m'emmener manger et boire un coup dans notre quartier, qui est d'après eux très branché, mais pas "branché chic" façon bcbg quoi... Donc en route on tombe sur la boutique de Doma (www.doma.tv) qui se trouve finalement à quelques rues de distance de la rue voltaire. Doma, c'est quatres garçons qui font des réalisation graphiques et des installations super sympa. Ils étaient venus à l'École faire une conférence où ils parlaient de leur boulot et de leur origine Argentine. Si j'ai fait ce voyage c'est sûrement en partie à la suite de cette conférence. Leur pays me paraissait magique. Maintenant j'y suis, et de les voir ici m'a fait vraiment plaisir, c'était surprenant. Donc Julian et Orilo (doma) on fait rencontre avec Nacho et Chris. On parlait anglais quand soudainement ils diphtonguèrent (laughs) vers un espagnol... MUY RAPIDO ! Impossible de suivre, j'essaie finallement de les comprendre. Mais je devais avoir un air assez béat. Enfin, toujours est il qu'on se dirige ensuite vers le restau'. Il est super grand, il y a beacoup de jeunes, des jeux de sociétés, quatre salles. C'est très chaleureux. L'équipe de HippeHouse est vraiment sympa, on a discuté toute la soirée autour d'une bouteille de vin (pas mauvais) et de charcuterie et mezzés en vrac. Ils aiment le cinéma français, c'est un bon terrain d'entente. ¡ Buenas Ondas ! Comme on dit. On se situe sur la même longueur d'onde, c'est l'essentiel. À la fin du repas, la note est divisée par le nombre de personne, apparemment tout se passe comme ça en Argentine. Sortis de la salle type "délicatessen" ils me racompagnent à la maison et me promettent de m'appeler demain, samedi vers 14h pour partager un matté et me conseiller des visites à faire ce week end. Ils savent que je suis un peu perdu... j'hésite pas à demander ¿Como se dice... ? pour enrichir mon vocabulaire ! 

16 mai 2009 [MALADE]


Voilà, je n'ai pas ajouté d'article le samedi 16 mai, mais il faut quand même que je note pourquoi, sinon c'est pas un blog !
Donc je me suis senti malade toute la journée, une sorte de fièvre. A priori c'était dû au voyage en avion ajouté à la crève de la première nuit. Mais j'ai tout de même fait la rencontre à la maison de Léo, qui est un Argentin qui vit ici comme moi, pour le travail. Il a eu avec moi sa première conversation en anglais. Je n'y croyais pas, son anglais était vraiment bon ! Meilleur que moi, ça va s'en dire... j'ai donc discuté avec lui longuement, il vient de la campagne et c'est un programmeur informatique. Il m'a servi d'interprète avec Juan Manuel y Marta. Ils ont compris que j'avais mal au crâne (fiebra) et m'ont donné un bon cachet d'une espèce de tisane chimique. Trente minutes plus tard je me suis mis au lit bien emmitouflé chauffé par un chauffage à gaz peu rassurant. 
Ca faisait longtemps que je n'avais pas aussi bien dormi ! Je me suis reveillé 12 heures plus tard le dimanche. J'ai fait grâce mat' en regardant un très grand film... DIE HARD (honte!) Mais je suis quand même sorti l'après midi...

17 mai 2009 [DÉJEUNER]


Bon, Die Hard Trilogy c'est bien mais faut quand même sortir. Je me prépare des itiniaires que je trouve sur le net et les mets sur mon téléphone, je fais ma sacoche, mon sac avec mon guide du routard et mon appareil photo.
Cette fois ci je suis armé en vrai touriste. Je marche jusqu'à l'avenue Santa Fé, où il a pas mal de fast food. Je test un ptit fast food artisanale. Le sandwich est bien meilleur, incomparable ! De la vrai viande dans du pain d'ici. Mais à part ça l'endroit est gloque. J'essaie de me fondre dans la masse en faisant semblant de lire le journal. Cinquante page de foot ! Argh... la télé pareille ! Chaîne sportive qui ne s'arrète pas de diffuser des matchs. Je me sens mal à l'aise à côté des fans de foot qui ne décrochent pas l'écran... L'addition s'il vous plaît !

17 mai 2009 [DÉBOUSSOLAGE]


C'est bien de déjeuner à 15h un dimanche en Argentine, mais il faut bien faire quelque chose de sa journée. Bien sûr j'ai oublié dans la chambre mes fiches de visites. Pas le temps d'y retourner, je tente la ballade au feeling en me disant "c'est pas grave j'ai mon appareil photo, au moins j'aurai des images à prendre !"...  Je n'avais pas tord. Je prends le Métro à Plazza Italia, la ligne D et descend au terminus, Catedral. Pourquoi? C'est là où se croisent toutes les lignes, comme Châtelet, ça doit être important comme lieu non? C'est vrai, c'est comme châtelet, pénible et plein de touristes et d'attrapes-nigauts. Même les boutiques sont nulles ! Quelle déception... je poursuis ma route en me rappelant que le port n'est pas loin, ça a l'air très beau. Raté, c'est la Plazza St Martin. C'est très sympa, il n'y a que des amoureux, et quelques drogués. Le vent frais et l'air marin me disent que soit il va pleuvoir, soit je m'approche bien de cet introuvable porc. Pourquoi j'ai oublié mon GPS ?!

17 mai 2009 [Où SONT LES DOCS]



Don Keauval à la recherche du Puerto, ça donne une espèce de touriste avec un jean large, une paire de Air Max, et un appareil autour du cou. 
Totalement à côté de la plaque, je ne sais pas pourquoi je me retrouve à marcher le long d'une grosse avenue à grande vitesse. Je ne vois rien à part des tour et de la polution (photo1). C'est le bord de la ville. Derrière ça, je suis sensé trouvé la mer. Ici, c'est la mer...de ne rien trouver ! 
"Tagada tagada tagada" Un rugissement à faire péter les tympans jahit de derrière moi. À peine le temps de me retourner que je vois six énormes chevaux courir sur la route à toute bringue. Ils dépassent les voitures et camions ! C'est la police montée ! Incroyable, à peine le temps d'arracher les photos qu'ils disparaissent au loin...(photo2)
Je tombe sur la gare routière ainsi que la gare ferrée. Le quartier n'est pas beau. Je prends le premier métro et rentre rapidement à la maison.
Et il était où mon téléphone?! Dans ma poche... Dommage, au week end prochain !